HF:QE? : Actions dans l’espace public

Porteur de paroles du 08 mars 2013

C’est quoi exactement la démarche du porteur de paroles ?

Plus d’infos sur l’outil « porteur de paroles » : la page du Pavé nous propose une description détaillé de la démarche.

La page de Matières Prises également, avec un beau descriptif tout en photos (en cliquant ici)

 

Dans la cadre du porteur de parole, Céline a été interviewée par Radio Bienvenue Strasbourg, dans l’émission « Rendez-vous du monde » de la CARES (Coordination des Associations des Résidents Etrangers à Strasbourg), portant sur Les droits et les actions de femmes du monde à Strasbourg.

Invitées sur le plateau, dimanche 3 mars 2013 de 14h00 à 16h00 : Céline Blindermannn des CEMEA et Saadia Bouazzi de Femmes d’ici et d’ailleurs.

Pour accéder à l’émission, cliquez ici

 

logo_cares

La CARES, Coordination des Associations de Résidents Etrangers à Strasbourg, s’est constituée dans le but d’obtenir le droit de vote des étrangers aux élections municipales. Ce projet étant du ressort national, la CARES a alors porté ses efforts sur une représentation locale. Cela a donné lieu au premier Conseil de Résidents Etrangers en 1992. Elle est enregistrée au Registre des associations du Tribunal d’Instance de Strasbourg le 11 décembre 1990.

 

Porteur de paroles du 08 mars 2012

Porteurs de paroles 8 mars 2012 : « Je n’ai pas aimé être une femme/un homme quand… »

« Quand les garçons nous disent que, parce qu’on est des filles, on est bêtes ! On est tous pareils, on a tous le même cerveau ! » Lucie 15 ans et Fiona 14 ans – « Moi je veux être policière, je veux avoir un sifflet. Je peux le faire même si je suis une fille. » Anna 4 ans et demi – « Quand il faut trouver des amies qui lisent pas « Biba » toute la journée. » Tiphaine, 28 ans – « Je suis contente d’être homme-femme, je suis content d’être femme-homme ; et inversement. » Claude, 57 ans – « Ma côte de popularité a triplé depuis que je mets des robes. Dommage qu’il y ait besoin de ça. » Marie 21 ans – « Je cherche mais je ne trouve pas. Je n’ai jamais pas aimé être un garçon. » Arthur, 23 ans – « Quand je me suis rendue compte que les garçons pouvaient rester torse nu tranquillement sur la plage. » Hilal, 15 ans – « Quand on a plus de frais : maquillage, crème épilatoire, coiffeur, vernis… » Mélanie, 22ans – « Y’en a pas ! » Arnaud, 34 ans – « Quand on attend de nous de faire le premier pas quand on rencontre une fille. » – « Et en Angleterre, on demande aux filles, c’est l’inverse ?! Où est la spontanéité ? et les jeux amoureux ? » Aurélien, 20 ans – « Le jour où on m’a reproché de mettre un décolleté alors que les mecs se baladent torse nu. » Ilham, 23 ans – « Parce que la lutte est de tous les instants et de toutes les générations. » – « Quand on nous appelle mademoiselle. » – « Quand se marier signifie perdre son nom de jeune fille. » Irène, 49 ans – « Quand la journée internationale de lutte pour les droits des femmes se trouve réduite à la « journée de la femme » et à la distribution de roses dans les magasins. » Mathilde, 27 ans – « J’aurai préféré être un homme lorsque j’embrassais ma copine à l’aéroport et que j’étais gênée par les regards. » Sarah, 27 ans – « Quand je me suis sentie bridée dans ma sexualité. Parce que je suis une fille, c’est tabou. » Juliette, 20 ans – « Quand je suis née dans une famille militaire avec 5 frères… » Michèle, 56 ans – « Quand j’ai été exclue d’un groupe parce que j’étais la seule fille. » Lucie, 14 ans – « Moi je me maquille tous les jours, je préfère ça, c’est pour être belle, séduire l’autre. Et puis de toute façon c’est comme ça. Ca va pas changer ! On est plus à l’âge de pierre ! » Cindy, 18 ans – « Etre un garçon ça veut dire que je dois être solide, pas montrer mes émotions…mais c’est comme ça, ça va pas changer ! » Rafaël, 19 ans – « Quand je m’ennuyais dans la cour de l’école à regarder les autres garçons jouer à la bagarre. Ca m’intéressait pas de jouer avec eux. » Sébastien, 28 ans – « Parce que je suis une femme les hommes pensent qu’ils peuvent me draguer d’une manière très lourde, comme si j’étais un objet. » Bétul, 20 ans – « Quand on ne me prend pas au sérieux en tant que médecin. Aux hommes on leur donne plus de légitimité. » Salima, 44 ans – « Quand ma femme est tombée enceinte. J’aurai aimé, comme elle, être en fusion avec le bébé . » Johann, 29 ans – « Quand j’ai mis une jupe et qu’on m’a traité de pute ! Dès qu’on veut se mettre en valeur, on est rabaissées. » Kim, 15 ans – « Quand je suis obligée de faire le ménage. Les mères n’éduquent pas les garçons comme les filles, mais comme des rois ! Et rien n’a changé ! » Colette, 77 ans – « Quand on ne me fait pas confiance parce que je suis une femme. J’étais l’aînée de la famille mais mes frères ont tout eu avant moi. Mes parents pensaient qu’ils pouvaient leur faire confiance parce que ce sont des garçons. » Marie, 74 ans – « Quand m’a mère m’a dit : « Il faut souffrir pour être belle. ». J’ai voulu me couper les cheveux, elle m’a saoulée ! » Marie, 16 ans – « Quand j’ai pris un soft dans un bar, parce que je bossais le lendemain, et que mes copains m’ont traité de tarlouze. » Quentin, 26 ans – « La répartition des tâches ménagères a quand même bien évoluée en 40 ans. Mais le rapport à l’éducation, aux soins des enfants aussi mais moins. Souvent, ce sont les femmes elles-mêmes parce qu’elles ont intégré le rôle de la « femme », qui perpétuent les inégalités. » Charlie, 40 ans – « Quand les hommes oublient que c’est une femme qui les a mis au monde…et qu’ils les traitent comme moins que rien. » Zeyneb, 42 ans – « Je n’ai pas aimé être une fille quand j’ai du faire pipi dehors…c’est pas pratique ! » Clara, 20 ans – « Quand j’ai vu à quel point DSK était une petite salope ! » Pierre 54 ans – « Quand j’ai décidé de ne plus avoir d’enfants. J’ai décidé de me faire couper les trompes, car malgré mon stérilet, je suis retombée enceinte. A l’époque j’ai du remplir tout un questionnaire, il fallait être mariée, avoir 36 ans, attester avec mon mari qu’on ne divorcera pas. Il fallait l’accord de mon mari et ils nous ont fait signer en rouge ! » Marie, 73 ans – « Quand on me traitait de « garçon manqué » parce que j’étais plus courageuse que mes grands cousins… » Nicole, 64 ans – « On croit que les droits des femmes sont acquis (pilules…) mais je pense qu’on régresse. Mes filles ont peur d’être en jupe et si je suis enceinte, je serai rassurée si c’est un garçon. » Isabelle, 40 ans – « Quand à 12 ans j’ai compris que tous les mois pendant toute ma vie (ou presque) j’aurai mal aux ovaires à cause de mes règles. » Hakima, 23 ans – « Chaque fois qu’on me demande de cocher la case « mademoiselle » ou « madame » ; j’ai l’impression d’être la porte des toilettes : « libre » ou «occupée ». » Odile, 53 ans – « Quand j’étais présidente des parents d’élèves et que dans les réunions c’était que des hommes qui prenaient la parole mais quand il fallait faire ce qui avait été décidé, ils en foutaient pas une rame ! » Francine, 66 ans – « Quand je me suis rendue compte que j’étais payée moins que mes collègues à travail égal, ça va du simple au double sur les primes. Quand j’ai posé la question, on m’a dit que j’avais un contrat différent. » Ania, 36 ans – « Quand je me rends compte que se sont les femmes qui portent tout le travail : social, sentimental, familial…et les responsabilités. Il faut toujours et tout le temps penser à tout. Et quand on ne fait pas le travail, il n’est pas fait. » Naima, 46 ans – « Quand j’ai fais ma formation de peintre en bâtiment, j’étais meilleure apprentie d’Alsace. Quand j’ai voulu trouver du boulot on m’a ri au nez, on m’a dit que je ne pourrais pas porter les échafaudages, pas travailler dehors l’hiver, qu’on ne pouvait pas m’embaucher parce que j’allais tomber enceinte… Maintenant je suis vendeuse. » Laure, 21 ans – « Parce qu’il faut toujours prouver quelque chose dans la sexualité quand on est un homme. » Christian, 60 ans – « C’est pas mieux d’être un homme. Les moments où j’aimerais bien ne pas être une femme, je n’ai pas plus envie d’être un homme. Ca serait bien de ne pas avoir à choisir. » Elodie 28 ans et Camille 3 mois – « Dans le foyer je dois penser à tout, sinon les choses ne sont pas faites. On peut jamais souffler. On en peut pas être tranquille. Par contre une femme qui veut un enfant mais ne peut pas…c’est douloureux, c’est dur d’être accomplie. » Béatrice, 48 ans – « Quand on se moque de moi parce que je fais de la couture ou du tricot. » Antoine, 23 ans – « Lorsque je n’ai pas eu le dessus lors de ma première bagarre. » Jean-Claude, 27 ans – « Ca ne m’a jamais été désagréable d’être une femme. Si l’on est en accord avec ce que l’on est, il n’y a pas de soucis. Tout est une question de choix, c’est la nature, il y a des avantages et des inconvénients à être un homme ou une femme. » Géraldine, 53 ans – « Lorsque j’ai été payée moins en raison de mon sexe. Et pour ma fille pareil, malgré ses études ! » Hélène, 46 ans – « Quand j’ai surpris mon chef entrain de mater mon cul pendant mon entretien d’embauche. » Pauline, 30 ans – « Quand une femme drague c’est mal vu, quand c’est un homme c’est naturel. » Annie, 50 ans – « Peu importe ce que les garçons disent quand ils sont jaloux. » Léona, 10 ans – « Il faut avoir confiance en qui on est. » Justine, 10 ans – « Quand on s’habille bien, qu’on se maquille, les mecs pensent que c’est pour eux. Moi, je me fais belle pour moi ! » Valentine, 14 ans – « Quand j’étais à l’armée, c’était dur d’exprimer mon individualité. » Eric, 39 ans – « L’égalité des droits commence d’abord par la partage des tâches ménagères. » Syamak, 34 ans – « Chaque fois que je veux mettre une jupe et que je n’ose pas parce que je ne suis pas épilée. » Céline, 27 ans – « Et moi à chaque fois que je m’épile ! » Lucile, 28 ans – « La vie que l’on soit un homme ou une femme c’est dans la tête. » Martin, 80 ans – « Parce qu’on porte tout sur nos épaules ! On naît avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. » Tania, 25 ans – « Quand je me suis rendue compte que ma pilule contraceptive n’était pas remboursée ! » Sophie, 27 ans – « Je suis contente d’être une femme, mais l’égalité homme/femme ne sera jamais acquise. » Louise, 56 ans – « Quand j’ai compris que je ne pourrais pas être de l’autre sexe. » Michel, 54 ans – « Quand je n’avais pas le choix de travailler ou non, quand j’avais 40 ans. Tous les hommes travaillaient, on ne se posait pas la question. » Bernard, 69 ans – « Quand une fille me plaît c’est dur d’aller la draguer parce que je sais que mon pourcentage de réussite est peut-être de 30%. Alors que quand une fille drague, elle a plus de chance. J’aimerais bien aussi mettre des jupes. » Ludovic, 25 ans – « Quelques fois je regrette de ne pas être une femme pour des raisons physiques… Il y a des expériences que je ne pourrais jamais vivre ! » Gérard, 55 ans